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Le public tunisien et tunisophile en France à la rencontre de
Lotfi Abdelli le 22 février 2010 à Paris
"Made In Tunisia", un One-man-show
"Made In Tunisia" en France

Lotfi Abdelli
À Paris le lundi 22 février 2010 au théâtre parisien « LE PALACE ».
8, Rue du Faubourg Montmartre - 75009 Paris.
Billetterie :
- 20 euros sur billetReduc (avec une réduction de 50 % et places limitées). Cliquez sur le lien suivant : http://www.billetreduc.com/35694/evt.htm)
- Billets sur place ou réservation par téléphone : 01 40 22 60 00 (mardi à samedi - 11h-20h)
Le jeune talent, Lotfi Abdelli, se prépare à séduire son public tunisien et tunisophile de France. En effet, l’artiste fera son premier One-man-show "Made In Tunisia" en France, le 22 février 2010 au théâtre parisien « LE PALACE ».
Lotfi Abdelli, le Gad ElMaleh tunisien, disciple de Nouri Bouzid et de Lamine Nehdi, est un homme de théâtre, de cinéma et de TV.
« Made in Tunisia » se décline comme la réalisation d'un rêve de l'interprète de rôles principaux (Making off, La Villa et No man's love) au cinéma et de rôles, à la télévision et au théâtre.
 Théâtre parisien « LE PALACE » : 8, Rue du Faubourg Montmartre – 75009 Paris.
Tel : 01 40 22 60 00
Région : Paris - Ile de France Accès, métro : Grands boulevards Metro 8 ou 9 station Grands Boulevards
Sujet
La crise économique a frappé le monde entier, tous les pays ont été touchés sauf... la Tunisie.
La question que s'est posé Lotfi Abdelli dans son premier One man show est de savoir par quel phénomène la Tunisie en ressort encore plus forte et par quels moyens les Tunisiens arrivent à gagner leur vie, s'amuser, et dépenser autant d'argent.
Les Américain intrigués, décident de percer le mystère en kidnappant " un Batal ".
Interrogé sous la menace de ses ravisseurs " le Batal " après les avoir fait tourner en rond, finit par avouer et raconte son histoire : " Made in Tunisia ".
Très drôle et touchant, Made in Tunisia, premier One man show de Lotfi Abdelli, confirme son goût pour la scène et... l'autodérision.
Abdelli observe le quotidien et s'en amuse en se focalisant sur le comportement très particulier des Tunisiens face à la crise économique, le chômage, la démocratie, l'Occident. Au fait, leur langage, leur manière d'être, de penser, de se «bricoler» une identité intriguent et provoquent le rire du public auquel Abdelli s'est adressé directement dans la forme du «stand-up». Forme qu'on retrouve dans plusieurs sketches d'humoristes français dont Jamel Dabbouze, Gad Elmaleh et autres.
Les personnages
Lotfi Abdelli pour son One man show va nous transporter à travers les différents personnages qu'il interprète dans un univers hilarant, et fait défiler l'histoire de nos vies et de la sienne jusqu'à aujourd'hui.
«Moi», c'est Lotfi Abdelli, l'enfant d'un quartier populaire qui, livré à lui-même, est quasi sans repères. Pour lui, l'école de la vie, c'est la rue.
Il incarne une galerie de personnages divers et colorés entre riches et pauvres, authentiques et parvenus, enfants et jeunes, adultes et vieux, «normaux» et marginaux. Un échantillon assez représentatif de la société tunisienne. Dans Made in Tunisia, la structure est symétrique : Moi et l'Autre.
L'Autre, c'est un enfant également tunisien, mais issu d'un quartier huppé de la banlieue, il jouit de trois prénoms, dont celui de Patrick, symbolisant à dessein une certaine catégorie sociale très aisée et une certaine culture occidentale.
A l'inverse de celui de Lotfi, le parcours de Patrick est tout tracé : une enfance dorée, des études dans des écoles prestigieuses privées, où sont inculqués aussi bien le savoir que les arts de vivre et les arts tout court.
Patrick vit dans un monde de luxe et de volupté que Abdelli qualifie de «jet-set». Un monde à l'opposé du sien où l'on prend la vie comme elle vient.
Jet-Jet et Jet-Set
Pour Samira Dami (La Presse), cette structure symétrique rappelle, à un certain point, le modèle que l'acteur pointe du doigt ….en l'occurrence l'humoriste français Gad Elmaleh qui a développé dans son spectacle L'autre, c'est moi le personnage du «blond» : «Cet homme parfait qui n'a aucun souci pour surmonter les aléas de la vie».
D'un côté, il y a les personnages de son quartier populaire (la jet-jet) : la grand-mère et son âme traditionnelle (Wariri) très présente dans le show, le père et la mère à peine esquissés, le loubard (Gassa) aux traits fignolés, l'intello marginal et décalé, (un personnage «emprunté» à Lamine Nehdi, si nos souvenirs sont bons), l'ivrogne qui s'avère très sensé et, enfin, Lotfi, l'enfant, «l'ado» et le jeune danseur, artiste en devenir qui s'en est, au final, sorti grâce à l'art.
De l'autre côté, il y a les personnages des quartiers chics et opulents (la jet-set) : Patrick, ses parents, les jeunes filles B.C.B.G., capricieuses et aliénées à l'Occident (des stéréotypes plutôt), la maîtresse japonaise et enfin, My first love (Mon premier amour).
Sa génération ballottée entre tradition et modernité, authenticité et aliénation, être et paraître, profitant au passage pour fustiger les renversements des valeurs, la fascination pour tout ce qui vient de l'étranger.
Au final, ce one man show à la fois dramaturgique, ludique et esthétique, mêlant le verbe et la gestuelle, la danse et la musique, le rythme et les lumières s'est avéré non seulement une sorte de mise à nu mais de purgatoire aussi où les émotions se libèrent dans la satire, l'humour et le rire provoqué non pas par la personnalité de l'acteur lui-même mais par les personnages décalés qu'il incarne, notamment le père, Gassa, la grand-mère par moments, l'ivrogne, l'efféminé et l'intello marginal.
Films tournés par Lotfi Abdelli :
- La cité (La cité des ombres) 2009, réalisé par Kim Nguyen avec Jean-Marc Barr, Claude Legault, Pierre Lebeau, Lotfi Abdelli.
- Making Off 2006 réalisé par Nouri Bouzid avec Lotfi Abdelli,Afef Ben Mahmoud, Fatima Ben Saidane, Lotfi Dziri.
- le soleil assassiné 2003 réalisé par Abdelkrim Bahloul avec Charles Berling, Lotfi Abdelli, Mehdi Dehbi, Ouassini Embarek, Clotilde de Bayser.
- Poupées d'argile 2002 réalisé par Nouri Bouzid avec Hend Sabri, Ahmed Hefiane, Lotfi Abdelli,Oumeyma Ben Afsia.
Lotfi abdelli a obtenu 9 prix dont celui du meilleur acteur aux JCC 2006 pour son rôle de "Bahta" dans Making Off….et au festival du film d’Amman.
Il a dit :
« Je me suis aussi réalisé comme acteur indépendant. Mais le plus important, ce n'est pas les films ni le nombre de projets auxquels j'ai participé, mais plutôt de me situer en tant qu'acteur et d'essayer de faire bouger les choses ».
« C'est un rôle à plusieurs facettes, qui demande beaucoup de nuances et une grande panoplie de jeu. Mais en même temps, ça m'a énormément excité parce que j'aime prendre des risques, m'aventurer dans des lieux où personne n'est allé »…
« Dans la danse, c'est là où je me sens plus moi-même, puis viennent le théâtre, le cinéma et à la fin, la télé. » |