Léa-Véra Tahar, une artiste qui a fait du chemin, expose à Gammarth le 2 avril 2010 au restaurant "le golfe". Parcours de vie d'une femme en écriture PDF Imprimer Envoyer
Lundi, 22 Mars 2010 07:55

Nourriture de l’esprit
Nourriture de la vie
De la lecture à la couture
De la couture à l’écriture
De l’écriture à la peinture
De la peinture à la sculpture

 

Tel est mon parcours de vie de « Femme Arbre de Vie »… Tout a commencé, et peut-être bien avant, à l’âge de quatre ans, à l’heure de la découverte des premiers mots, des premières phrases, des premières images.
Aujourd’hui, à 57 ans, le Mot, la Lettre, me fascine et m’éblouit encore et toujours. La lumière des couleurs m’habille au quotidien d’un manteau de plénitude, m’enthousiasme tant et tant que je redeviens alors la toute jeune fille de 14 ans, qui malgré sa douleur d’avoir perdu son père, court se jeter, même si elle ne sait pas nager, dans le monde merveilleux de la créativité.
La Créativité, un mot aussi ample qu’une robe de mariée aux jupons superposés. Je ne suis pas DIEU, mais tous les jours, par sa Grâce, je créé et recrée mon univers au rythme et au gré de ma plume, de mes mots, de mes crayons de couleur, peinture ou de ma sculpture en papier et carton (personnages, tables, chaises, animaux.)
Tous les jours est  enchantement, musique, joie de vivre, même lorsque la tristesse s’installe dans mon cœur et mon âme. Je la  laisse s’écouler un temps puis, optimisme et art obligent, je la transforme dans des couleurs qui s’installent au gré de mon pinceau, de mon humeur, de mes émotions. Un jour bleu du ciel, un autre rose bonheur, un autre rouge colère et aussi noir douleur.
Autodidacte, ce n’est qu’en 1999 que j’ai commencé à dessiner, mes premiers dessins étaient, je croyais, des gribouillages. Je pense que les formes et les couleurs sont une réminiscence de mon enfance qui fut  heureuse jusqu’à 14ans.
J’ai découvert la magie du papier mâché alors que je visitais un musée à Washington. Il y eut comme un déclic. Je ne comprenais absolument pas ce que je fabriquais ni comment à partir de rien, avec des journaux, des bouteilles d’eau, du carton, l’imagination divague et se laisse aller au gré de ses flots impétueux.
J’étais et je suis encore devant ma pile de papier déchirés, mes seaux de colle à inventer des objets, des personnages. Jamais, une seule seconde, je n’aurai cru que je pourrai tenir un pinceau ou façonner des boules en papier. Je l’ai fait plus rien ne m’appartient, à vous de juger!
J’ai oublié de dire qu’avant de peindre, j’ai été une passionnée de couture et de modélisme.  C’est LA PASSION qui anime et a animé mon parcours de vie.