Claude RIZZO nous offre, pour les fêtes de fin d'année, une petite histoire qui vous retracera la genèse de son talent d'écrivain PDF Imprimer Envoyer
Mardi, 22 Décembre 2009 08:26

Chers parents, amis et lecteurs,

Les fêtes de fin d’année approchent.

Laissez-moi à cette occasion vous offrir le seul cadeau à ma portée : une petite histoire, elle vous racontera comment est née ma vocation d’écrivain.

Je vous souhaite une bonne fin d’année et un début de l’autre en fanfare.

Toute mon amitié.

 

 

 



Claude RIZZO

 

Une vocation foudroyée.



Claude Ettore hésitait entre une carrière de chauffeur de taxi et celle d’infirmier. La vie a été généreuse avec lui. Il conduit à présent une ambulance du côté de Montpellier.
On ne demandait jamais à Albert Zerbib quels étaient ses rêves. Son grand-père était médecin, comme ses deux frères. Son père et son oncle avaient choisi le même métier. Albert, lui, était fils unique. Pauvres Zerbib, qui perdaient un toubib à chaque génération.
Chérif Ben Hassine, le goal de l’équipe de notre bande, imaginait son destin dans le football. Il se voyait déjà dans la prestigieuse équipe du Club Africain. « C’est mieux pour l’argent du salaire », disait-il. Et ses plongeons, où il laissait la peau des genoux sur les cailloux du terrain vague, prouvaient que sa vocation s’appuyait sur des compétences solides et sérieuses.
Notre ami Chérif a presque réussi son coup. Il est devenu gardien du stade d’El Menzah, à Tunis.
Yvon Augereau voulait devenir ingénieur. Et nous, ce n’étaient que rires en l’écoutant. Son métier n’avait rien à voir dans l’affaire. C’était son accent qui nous mettait en joie. Yvon arrivait de Bretagne. Et comme tous les Métropolitains, il nous écorchait le français dans tous les sens.
Quant à moi, je peux me flatter d’une vocation née bien avant mes premiers pas.
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